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Le théâtre miniature Monticello

Le théâtre miniature Monticello est une œuvre scénographique réalisée par Helen Bourch dans l'atelier Figurart, à Compiègne, sur commande de la Maison Yves Delorme. Il transpose l'architecture de Monticello, la demeure virginienne de Thomas Jefferson, et met en scène derrière son portique la chambre de la maison. La pièce a été présentée à New York du 26 au 31 mai 2026 dans l'exposition Hidden Treasures, 250 Years of Franco-American Luxury Stories, organisée par le Comité Colbert.

Théâtre miniature Monticello créé pour la Maison Yves Delorme, peint à la main par Helen Bourch

Une commande pour New York

Du 26 au 31 mai 2026, le Comité Colbert a réuni au centre culturel The Shed, à Hudson Yards, soixante-cinq Maisons de luxe et institutions culturelles françaises pour les deux cent cinquante ans de l'amitié franco-américaine. Chaque Maison ne disposait que d'un seul objet, déposé dans une malle d'expédition transformée en cabinet de curiosités.

Fondée en 1845 près de Lille, membre du Comité Colbert et Entreprise du Patrimoine Vivant, la Maison Yves Delorme a confié cette pièce à Helen Bourch. Le théâtre s'est imposé comme la seule forme capable de tout contenir à la fois : une architecture, un décor, des personnages, et le textile qui les relie.

 

Le site officiel de la Maison Yves Delorme : france.yvesdelorme.com

Hidden treasures The Shed NYC Yves Delorme

Monticello,
une architecture française en Virginie

Hidden treasures exhibition NYC the Shedtheater
Dôme octogonal et fronton du théâtre Monticello, emblème franco-américain peint à la main
detail miniature Monticello

Thomas Jefferson vécut à Paris d'août 1784 à septembre 1789 comme ministre plénipotentiaire, succédant à Benjamin Franklin. Il y découvrit le néoclassicisme français et s'éprit de l'hôtel de Salm, alors en construction sur la rive gauche — aujourd'hui palais de la Légion d'honneur. Il écrivit à Madame de Tessé qu'il traversait presque quotidiennement les Tuileries pour aller le contempler, jusqu'à en attraper un torticolis. Le même séjour lui fit prendre la Maison Carrée de Nîmes pour modèle du Capitole de Virginie.

De retour en Virginie, il fit démolir l'essentiel de sa maison et la reconstruisit à partir de 1796, l'achevant en 1809 : plan redistribué, portique à fronton, et un dôme octogonal sur tambour de brique — le premier sur une demeure privée aux États-Unis, directement inspiré de ce qu'il avait vu à Paris.

Ce croisement du néo-palladianisme — Jefferson tenait les Quatre Livres de l'architecture de Palladio pour sa bible — et du néoclassicisme français a donné naissance à une manière que les historiens américains désignent aujourd'hui comme l'architecture jeffersonienne, matrice du style fédéral, langage classique de la jeune République. Monticello et l'université de Virginie sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1987.

La chambre, le lit, le linge

Derrière le portique s'ouvre la chambre de Jefferson. Le lit y est bâti dans une alcôve ouverte des deux côtés — dispositif que Jefferson avait découvert en France et rapporté en Virginie : d'un côté la chambre, de l'autre son cabinet de travail, et au-delà la perspective sur les jardins de Monticello. Le lit n'y est pas un meuble, mais le pivot de la maison, entre le repos, le travail et le paysage.

C'est ce lit qu'Helen Bourch a habillé d'une parure Yves Delorme dessiné et peint à la main, motif pour motif. Autour, des silhouettes découpées, toutes en linge de maison : l'art de vivre, français et américain, dans le seul lieu où les deux se confondent.

Création unique réalisée sur commande, sans édition ni réédition, entièrement conçue et fabriquée à Compiègne dans l'atelier d'art fondé en 2021.

Impressions sur bois découpé, décors et finitions peints à la main. Dimensions : 50 cm de hauteur × 50 cm de largeur × 30 cm de profondeur.

Lit Thomas Jefferson
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